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Publié le 8 octobre

Amélioration de la santé infantile : l’UNICEF lance le projet « Communautés amies des enfants »

« Communautés amies des enfants » est un projet intervenant dans le secteur de la santé. Il a pour objectif d’améliorer la situation sanitaire et le bien-être des enfants de deux régions du Burkina Faso. Il s’agit de la région du Centre-nord et celle du Centre-sud. Le projet est mise en œuvre par UNICEF-Burkina Faso. Ce projet en cours d’implémentation a été lancé officiellement le mercredi 6 octobre 2021 à Manga, Chef-lieu de la région du Centre-sud. L’activité s’est déroulée autour d’un atelier qui a regroupé essentiellement les acteurs du monde de la santé des deux régions.

La gouverneure Josiane Kabré a fait savoir qu’en plus du secteur spécifique de la santé, les activités du projet s’étendent également à plusieurs autre secteurs qui concourent tous au bien-être de l’enfant. « Cette approche prône que tous les secteurs de la santé-nutrition, eau hygiène et assainissement, protection de l’enfant, éducation et politique sociale travaillent ensemble sous le lead des communautés pour aboutir à la santé et au développement intégral de l’enfant », a-t-elle expliqué.
Le chef de la section protection de l’enfant de l’UNICEF, Bilal Sougou a soutenu que l’initiative « Communautés amies des enfants » ambitionne de faire progresser les soins de santé primaires au niveau communautaire par une approche multisectorielle en impliquant les acteurs intervenant auprès des communautés.
Le représentant de l’UNICEF n’a pas manqué de saluer les progrès du Burkina Faso dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile au cours de ces dernières années. Selon lui, le taux de mortalité maternelle est passé de 547 à 330 pour 100 000 naissances vivantes entre 2000 et 2016. « Dans la même période, le pays a enregistré une baisse significative de la mortalité des enfants de moins de cinq ans. Le taux est passé de 181 à 81,6 pour 1000 naissances vivantes » a-t-il ajouté.
Bien que lancé le 6 Octobre 2021, la présente phase du projet a démarré en réalité en mars 2020 et est prévue s’achever en décembre 2021.
Le bilan présenté à l’occasion est jugé « appréciable » de l’avis de la gouverneure. Cela parce que dit-elle, l’initiative a permis de former des agents de santé à base communautaire et qui assurent désormais la prise en charge intégrée de la maladie de l’enfant au niveau communautaire.

« Les enfants situés à plus de 5 kilomètres d’une formation sanitaire ont pu bénéficier de soins contre le paludisme, la diarrhée, la toux », a renchérit Didier Dipama, Directeur régional de la santé du centre-sud. Il a poursuivi en ajoutant que le projet a aussi permis la création et la mise en place de centres secondaires d’enregistrement des naissances. De plus, des activités de suivi de grossesses, des nouveau-nés et de sensibilisation à domicile ont aussi été menées.

En ce qui concerne le volet éducation de l’approche, elle a consisté à l’appui par des dons en vivres et en manuels scolaires aux écoles « bissongos » intervenant dans la prise en charge de la petite enfance (crèche).
Au regard de ces résultats, les initiateurs n’entendent pas s’arrêter en « si bon chemin ». En dépit de la fin prochaine de la présente phase, Didier Dipama pense pour sa part qu’ « on ne peut pas dire que c’est une fin, parce que le but c’est que les communautés engagées prennent la relève. Et ce, de telle sorte que même sans appui, elles prennent des initiatives personnelles en vue de permettre la continuité de l’offre en soins au profit de l’enfant ».
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Edouard Ouédraogo (stagiaire)