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Publié le 4 février 2009

La bonne gouvernance locale en au Burkina-Faso sous l’aune de la charte européenne

C’est ce qu’a laissé entendre en substance M. AMOS TINCANI, l’ambassadeur chef de la délégation de la commission européenne au Burkina Faso lors de la cérémonie de présentation de la charte européenne de la coopération en matière d’appui à la gouvernance locale. Toute charte se veut être un document de référence, un corpus de bonne conduite définissant solennellement des droits et des devoirs.

La présentation d’une telle charte est un tournant dans l’histoire de la coopération NORD/SUD, raison pour laquelle M. Simon COMPAORE maire de la ville de Ouagadougou n’a pas manqué de souligner qu’il s’agit d’un « congrès historique » car c’est la première fois que les membres de l’UE (Union Européenne) et les maires s’asseyent ensemble pour entonner un chœur d’une même voie.

Cette charte a vocation à devenir un document vivant nourri par des retours d’expériences, un véritable creuset du donner et du recevoir entre l’Europe et le Burkina Faso.

Nul doute que la charte vient à point nommé car elle permettra de booster le processus de décentralisation au Burkina Faso qui constitue un défi majeur pour l’Etat.

Il est à noter que l’établissement d’une charte a été rendue nécessaire dans le but de d’accroître la cohérence, la complémentarité entre l’UE et les pays du sud à l’échelon local et partant l’efficacité de l’aide des différents acteurs du développement nationaux et internationaux.

Nul doute qu’a l’heure ou les enjeux et les défis du processus de la décentralisation au Burkina Faso sont d’actualités, une telle charte qui permet de passer du global au local est du pain béni pour tous les acteurs du développement.

En somme la bonne gouvernance démocratique locale constitue un rempart de lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Elle constitue un levier pour l’atteinte des OMD (objectifs du millénaire pour le développement), un outil de promotion et de respect des droits de l’homme et tutti quanti.

A l’heure de la globalisation, aucun enjeu majeur du développement ne peut être traité en rang dispersé sans un minimum de cohésion. Dès lors une synergie d’action tripartite (local, national, global) est on ne peut plus sine qua non.

Si cette charte dont la valeur vaut son pesant d’or n’existait pas, il fallait tout simplement la créer. Vivement que cette dernière ne soit pas une lettre morte cela au grand honneur de nos gouvernants locaux et au grand bonheur de nos populations locales.

WILFRIED ZOUNDI (collaborateur)
wilzoundi@yahoo.fr