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Publié le 30 mai 2016

Réformes politiques au Burkina Faso : le RIJ met en débat les enjeux, défis et perspectives du passage à la 5e République

Le réseau d’initiatives des journalistes (RIJ) a organisé au cours de sa rencontre mensuelle le vendredi 27 mai 2016 un panel autour du projet de passage à la cinquième République au Burkina Faso. Cette problématique a été posée sous l’angle des enjeux, défis et perspectives du changement constitutionnel annoncé par le gouvernement Burkinabè au cours du mois de mars 2016.
Pour animer et diriger les échanges avec les journalistes, le RIJ a fait appel à un éminent constitutionnaliste, le Pr Abdoulaye Soma, président de la Société burkinabè de droit constitutionnel et au directeur de publication du journal d’investigation Le reporter, Boureima Ouédraogo.
« La constitution de la 4e République mérite une révision et j’ai toujours soutenu cette position », a indiqué le Pr Soma en guise d’introduction à sa communication, avant d’aborder les voies « très démocratiques » et « moins démocratiques » de révision constitutionnelle, la nécessité de la révision et les garanties d’une bonne révision.
Dans la constitution de la 4e République, c’est la personne du Président du Faso qui a été mise en avant, selon le Pr Soma. « Au commencement, c’était Blaise, en cours c’était Blaise et à la fin c’était Blaise », a-t-il indiqué, montrant ainsi la pertinence du passage à une République supérieure.

Toutefois, les modalités de la mise en place de la commission constitutionnelle inquiètent déjà le constitutionaliste qui estime que cette commission n’est ni connu dans sa composition, ni de par son matériel de travail. L’universitaire s’interroge donc sur le degré de liberté et d’indépendance de ses membres, qui en principe devrait permettre d’aboutir à un texte « irréprochable et non partisan ».
Le directeur de publication du journal le Reporter a renchéri en indiquant que la modification de la constitution « doit se faire dans un esprit objectif ». Pour Boureima Ouedraogo, il faut construire la nation à partir de sa diversité et la société burkinabè doit gérer son passif avant de se mettre en ordre de marche pour une République supérieure.
Le réseau d’initiative des journalistes organise régulièrement des rencontres mensuelles qui permettent aux acteurs des médias, de la société civile ou même au monde politique de discuter sur les thématiques qui font l’actualité.