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Publié le 24 avril 2013

Compte rendu de la rencontre mensuelle du mars 2013

Il s’est tenu le vendredi 5 avril 2013 la traditionnelle rencontre mensuelle du Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ). Faut il, de prime à bord souligner que cette rencontre à l’initiale était prévue pour se tenir le vendredi 29 mars 2013, étant donné que les rencontres mensuelles du RIJ sont fixées tous les derniers vendredi du mois. Cependant, compte tenu que cette date a coïncidé avec le vendredi Saint (triduum pascal), le comité de pilotage a jugé nécessaire de repousser le rendez-vous d’une semaine. La rencontre s’est déroulée autour du thème suivant : « La problématique des délestages à Ouagadougou ». Le débat a réuni une vingtaine de journalistes membres du RIJ. Etaient présents au titre de panélistes, la SONABEL, avec pour représentants Séni COMPAORE conseiller technique du directeur général de la SONABEL, Adama TOU, directeur du Transport de la SONABEL et Cheik BONI, directeur de la communication de la SONABEL. Pascal ZAIDA, secrétaire générale /ligue des consommateurs/Kadiogo a représenté la ligue des consommateurs. Victor BASSOLE, journaliste à la radio Oméga et membre du RIJ a joué le rôle de modérateur. La rencontre a débuté à 19h00, et s’est déroulée en deux phases. La première phase a concerné la présentation des communications, et la seconde a été relative aux questions-réponses.

Séni COMPAORE, conseiller technique du directeur général de la SONABEL, a présenté la communication de sa structure. Pour commencer, il a tenu à définir le mot délestage. Pour lui, le délestage est l’incapacité d’un système électrique à fournir l’électricité dans une circonstance donnée. Ensuite M. COMPAORE a nuancé délestage et coupure d’électricité.

Rentrant dans le vif du sujet, Séni COMPAORE a estimé que la mission première de la SONABEL, est d’assurer la couverture de l’électricité à toute la population. Cependant, il arrive souvent que des difficultés surviennent. Pour lui, la dégradation de la qualité des services constatés le plus souvent est due à l’augmentation de la demande à certaines périodes de l’année.

Le conseiller technique du directeur général de la SONABEL, pour le cas précis de délestage que connaissent les populations notamment celles de la ville de Ouagadougou s’explique par deux raisons principales. Premièrement c’est le fait de l’interconnexion avec la Cote d’Ivoire vue que ce pays connaît quelques difficultés dues à la panne de la centrale de SIPREL et n’est pas à mesure de fournir la quantité d’énergie souhaitée au Burkina Faso. La seconde raison est liée à la période. Etant donné que nous sommes en période de chaleur, la demande de l’électricité augmente de 12 pour cent a-t-il ajouté.
Toutefois, la SONABEL selon son représentant veuille à ce qu’il ait l’électricité en permanence dans des lieux jugés sensibles. Ce sont, les hôpitaux, les zones industrielles, les stations de pompage de l’ONEA, les zones administratives et de forte concentration de services, les lieux de la tenue d’importantes rencontres.

La SONABEL à travers son représentant, comme solutions à toutes ces angoisses, martèle qu’à court terme, tout va renter dans l’ordre au plus tard la fin du mois d’avril. Car, les travaux de réhabilitation de la centrale de SIPREL en Côte d’Ivoire sont à terme, et que le groupe électrogène de Komsilga a démarré.

A long terme, il a évoqué l’augmentation de l’offre des projets de la SONABEL, le démarrage de la phase 3 de Komsilga et la mise en œuvre de la centrale solaire photovoltaïque.
Séni COMPAORE de la SONABEL a conclus en disant que le salut du Burkina Faso en matière d’électricité n’est pas dans la production nationale, mais qu’il doit accentuer l’interconnexion avec d’autres pays comme le Ghana.

Le représentant de la ligue des consommateurs contrairement à celui de la SONABEL n’a pas eu trop à dire. « La ligue est contre les délestages, parce qu’il y a un contrat entre la SONABEL et les consommateurs, et vue les conséquences que les délestages engendre. » a déclaré Pascal ZAIDA.

Comme solutions, il a proposé la suspension des pénalités de payement des factures, et l’adoption de la politique de la prorata.
La ligue des consommateurs a estimé que l’autorité est fautive, et l’invite de ce faite à prendre toutes ses responsabilités en la matière. Pour terminer, M.ZAIDA a dénoncé le non suivi des programmes de délestages que la SONABEL soumet aux consommateurs.
Dans la deuxième partie, les journalistes ont posé des questions aux panélistes, qui ont à leur tour apporté des éléments de réponse plus ou moins satisfaisante. Les hommes de médias n’ont toutefois pas manqué l’occasion de dénoncer un certains nombres de pratiques de la SONABEL. On peut retenir entre autre la défaillance de communication, le temps mis par le groupe de Komsilga pour démarrer et le non-respect du programme de délestages. Ils ont également relevé les faiblesses de la ligue des consommateurs notamment la présence de deux bureaux de la ligue sur le plan national et qui sont à couteau tiré.
Les participants ont également fait des propositions comme le recours à l’énergie solaire et la ferme volonté des autorités pour résoudre la question des délestages au Burkina Faso.
La rencontre a pris fin à 20h50 sur proposition du thème de la prochaine rencontre. Le sujet retenu à propos est : Qualités du service des téléphonies mobiles : "états des lieux (constats) et perspectives (de solutions)
Rendez-vous a été pris pour le vendredi 26 avril prochain toujours au Centre National de Presse Norbert ZONGO pour en débattre.

Le Rapporteur

Victor BASSOLE