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Publié le 29 mai 2012

Rapport de la sortie de production à Gorom-Gorom et Oursi du 18 au 20 mai 2012

Introduction

Le Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ) a organisé une sortie de production du 18 au 20 mai 2012 à Gorom-Gorom et Oursi dans la province de l’Oudalan. Placée sous le thème « Les potentialités touristiques de la région du Sahel dans un contexte de crise sécuritaire, » cette sortie a connu la participation de 7 journalistes dont une femme journaliste. Parmi ces sept journalistes, on compte 5 journalistes de Ouagadougou, 1 journaliste venu de Bobo et 1 journaliste venu de Ouahigouya. Nous notons que la sortie Gorom-Gorom et Oursi était prévu pour avoir lieu en mars et qu’elle avait été reportée pour des raisons de calendrier.

De l’inscription des participants

Au total, 14 journalistes se sont inscrits pour la sortie de production. Le nombre de participants étant pré-arrêté à 10 journalistes, le Comité de Pilotage a fait un arbitrage qui a permis de retenir les 10 participants. Néanmoins, le jour du départ, 3 journalistes ne se sont pas présentés au rendez-vous. Après quelque temps d’attente, nous avons appris des personnes absentes qu’elles ne pourront plus prendre part à la sortie. Ces absences étaient d’autant surprenantes que ces trois journalistes avaient préalablement payé chacun ses droits de participation (5000 FCFA) et avaient confirmé leur inscription 48h avant le jour du départ. Il s’agit de Salif SANKARA (Radio Wend-Panga, Ouahigouya), empêché pour des raisons familiales, de Cyril PODA (Nouvelle Vision), qui avait effectué une mission express le 17 mai et qui n’était toujours pas de retour, et de Raissa NIKIEMA empêchée pour cause de décès.

Jour 1 : Premier contact avec Gorom-Gorom

C’est aux environs de 8h que le bus a quitté le siège du RIJ à Goughin pour la destination de Gorom-Gorom. Après une petite pause à Dori, nous sommes arrivés à Gorom-Gorom aux environs de 14h. Notre visite au Haut-Commissariat n’a pas pu avoir lieu à 15h, comme prévu, parce que le Haut-Commissaire tenait en ces lieux une réunion avec ses collaborateurs pour préparer la visite du Gouverneur du Sahel le lendemain. Finalement, nous avons pu rendre une visite de courtoisie au Haut-Commissaire à son domicile le même soir à 18h. Un échange de quelques trente minutes avait été bien apprécié au regard du contenu informatif. La question des réfugiés Touareg venus du Mali et les difficultés de déplacement dans le Sahel dû à la présence des dunes de sables, ont dominé les échanges.

Jour 2 : De la réorganisation du programme de la sortie

Compte tenu de la visite du Gouverneur dans la province (précisément à Markoye), nous n’avons pas pu échanger avec les autorités locales le 19 mai à Oursi. Réagissant à cette information de dernière minute, nous avons unanimement convenu avec tous les journalises de réorganiser le programme. Ainsi, le programme du 19 mai a été déplacé au 20 mai. Quant au 19 mai, au lieu de passer la journée à Oursi, nous avons fait une visite à Tambao et Markoye.
Premièrement, nous avons fait une excursion à Tambao, situé à 12km de Markoye. La délégation du Gouverneur s’y rendait pour visiter le Manganèse de Tambao. Au pied de la montagne de Manganèse, nous avons pu voir et toucher de près ce gisement de minerai jamais exploité mais dont on parle depuis l’époque des Indépendances. Ce magma de Manganèse fera l’objet de reportages de la part des journalistes qui, profitant de l’occasion, ont interviewé le Gouverneur sur le stade de l’étude qui est en cours et qui devrait ouvrir l’exploitation de ce minerai.
Arrivé à Markoye, 45km de Gorom-Gorom, notre groupe a pu suivre les échanges du Gouverneur avec les populations. Nous nous sommes également intéressés à la vie de la commune de Markoye à travers des entretiens avec les populations et avec le maire de la commune.
Après ces deux visites, nous avons regagné Gorom-Gorom aux environs de 14h. L’après-midi a été consacrée à la visite de la ville de Gorom-Gorom, ce qui nous a permis de réaliser des reportages à l’intérieur de la commune, par exemple sur l’immigration, l’élevage, le tourisme, etc.). Ces reportages étaient initialement prévus pour la matinée du 20 mai en même temps que la visite de la ville.

Jour 3 : Dans le sable chaud de Oursi

Le 20 mai à 8h, nous sommes partis pour Oursi, situé à environ 45km de Gorom-Gorom. Dans cette commune, connue pour ses espaces touristiques, nous avons pu accomplir allégrement notre programme.
Notre visite à Oursi a débuté avec la marre aux oiseaux migrateurs. Nous avons été le plus près possible au contact avec les oiseaux très divers et les personnes qui fréquentent cette marre. Avec notre guide et grâce à des échanges avec les personnes que nous avons trouvées tout le long de la marre, nous avons été instruits sur l’utilité sociale et économique du site, notamment sur son importance en terme de tourisme.
Le choix de ramener le programme du 19 au 20 mai avait été également motivé par le fait que ce 20 mai se tenait le marché hebdomadaire de Oursi, ce qui donne un plus à découvrir pour les journalistes. Première chose particulière à Oursi, c’est que l’administration, notamment la mairie de Oursi, travaille le dimanches et se repose le lundi. Cela est dû au fait que le marché a lieu tous les dimanches. Comme les populations vivent dans des villages de plusieurs dizaines de kilomètre de Oursi, ils profitent du jour de marché pour solliciter l’administration et établir des actes administratifs.
Nous avons également effectué une visite à la mairie de Oursi où nous avons été reçus par le Secrétaire Général de la mairie, M. Hamidou Ag Abdoulaye. Il nous a accordé un entretien de plus de vingt minutes sur les activités principales dans la commune, les actions de la mairie et la question de AQMI dans la Sahel, qui a fait que les touristes se sont détournés de Oursi.
Après cet échange, nous nous sommes rendus sur le site archéologique dénommé « Hu Beru », ce qui signifie « la grande demeure. » Nous avons mis environs 30 minutes pour traverser à pied des dunes de sable et atteindre le site archéologique qui se situe entre 4-5km de la mairie selon le trajet que notre guide nous a fait emprunter. Sauf pour un seul journaliste, c’était la première fois que les participants ont découvert des dunes de sables, étendues à pertes de vue et navigables jusqu’aux frontières du Mali et du Niger. La visite du Hu Beru a été guidé par un spécialiste du site, M. Hamidou Mamoudou alias Mero. Pendant plus d’une heure nous avons découvert l’histoire de ce site. Ayant constaté en 1997 la présence d’une poutre en banco qui émergeait de la terre, des archéologues Allemands et Burkinabè ont décidé de mener des fouilles en ces lieux en 2000. Les fouilles archéologiques ont mis à jour les ruines d’une concession de famille. Parmi d’autres traces de vie humaine, des squelettes de trois personnes ont été découvertes dans les ruines, enfouies de la concession et datant du 14ème siècle. Selon M. Mero, d’autres fouilles pourraient avoir lieu dans le futur et permettre de mettre à jour un important nombre de concessions qui ont existé sur ces lieux. Il s’agit, selon le récit du guide, d’une famille Sonrhaï ou Gourmantché qui étaient les premiers habitants connus à avoir habité cette partie.
La visite a pris fin aux environs de 13h et nous avons pu reprendre la route du retour pour Gorom-Gorom puis pour Ouagadougou. Nous sommes arrivés au siège du RIJ à Ouagadougou le 20 mai à 20h.

Note de la fin

Cette sortie de production s’est bien déroulée et a donné de multiples opportunités de reportages aux journalises qui y ont pris part.
La modification du programme en raison de la visite du Gouverneur aurait pu bouleverser notre mission. Toutefois, grâce à l’esprit d’organisation, elle a été plutôt bénéfique parce qu’elle a permis de découvrir d’autres horizons et d’ajouter des reportages sans rien perdre du programme initial.
Nous mentionnons comme désagrément, le désistement de trois journalistes dont nous n’avons eu connaissance qu’au moment du départ de Ouagadougou, malgré toute l’attention que nous avons accordé à l’organisation de cette sortie. Si nous avons été prévenus plus tôt, d’autres journalistes sur la liste d’attente auraient pu bénéficier de cette sortie de production.


Le rapporteur
Ouoba BOUKARI