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Publié le 9 mai 2012

Le RIJ, CONASUR et la Croix Rouge Burkinabè discutent sur "L’impact de la crise malienne sur le Burkina"

La crise malienne a un intérêt certain pour les journalistes et la population burkinabè. La preuve a été faite à l’occasion du débat organisé par le Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ). Entre présentation de leurs structures et de leurs actions afin de contenir les conséquences de la crise malienne sur les Burkinabé, les deux panélistes à savoir Oussimane Ouédraogo et Modeste Konkobo respectivement du CONASUR et de Croix rouge Burkinabé, ont su maintenir en haleine les journalistes du RIJ et leurs invités trois heures d’horloge durant.

Les panelists

Les deux panélistes ont présenté la composition et la structuration déconcentrées de leurs structures. Si la CONASUR est étatique avec une composition interministérielle, la Croix rouge est, selon son coordonateur national, autonome et évolue en toute indépendance. Elle est un auxiliaire des pouvoirs politiques. Aussi, l’assistance a certainement retenu que ce sont là deux structures à vocation humanitaire dont les rôles sont complémentaires. Elles ont pour mission à entendre les deux représentants « la prévention des catastrophes, les secours d’urgence, la conduite des actions humanitaires, l’approvisionnement des victimes selon leurs besoins et leur réhabilitation ».

S’agissant de la crise malienne, les deux animateurs ont laissé entendre que leurs structures sont au centre des actions prises pour l’accueil et l’assistance des réfugiés. Ainsi des sites ont été mis en place dans les régions du Sahel, du Centre, de la Boucle du Mouhoun et des Hauts Bassins pour l’hébergement des réfugiés maliens, a affirmé le représentant du CONASUR, M. Oussimane Ouédraogo.

Le débat

Les vivres et du matériel d’usage constituent le menu de l’assistance burkinabé aux réfugiés maliens et à entendre M. Ouédraogo, cela aura déjà couté au gouvernement pour le seulement le Sahel plus de 31.600.000f CFA. Il a aussi souligné que le soutien de la République d’Algérie a été énorme. Pour sa part, la Croix rouge, a avancé son coordonnateur M. Konkobo, a mobilisé 250 volontaires. Ces volontaires ont pour tâche la distribution du matériel réuni avec l’aide des partenaires tels que la Fédération internationale de la Croix Rouge, le Comité International de la Croix Rouge, la Croix Rouge Monaco, la Croix Rouge Belgique et le Programme Alimentaire Mondial (PAM). C’est alors que 3000 kits, 2000 tentes, du matériel de traitement d’eau et de dépistage, etc. ont été mises à la disposition des réfugiés sur les différents sites d’accueil.

Les réfugiés sont arrivés dans un contexte de crise alimentaire au Burkina, ont reconnu les animateurs. Et cela complique la situation car il faut gérer les deux cas. « On ne peut pas délaisser les Burkinabé au profitdes réfugiés. Nous prenons compte tous ceux qui sont dans le besoin », se sont accordés les deux animateurs. Aussi, les réfugiés maliens se sont déplacés avec leurs troupeaux d’animaux. Cela entraine des risques de maladies et d’épidémies. Quant aux enfants des réfugiés, leur scolarisation s’avère difficile. Le système éducatif du Mali est quelque peu différent de celui du Burkina et aux animateurs annoncer qu’une adaptation est en cours et prendra effet à la rentée prochaine. Une dérogation d’inscription a été accordée à ceux qui étaient en classe d’examen. Ils pourrontfaire leurs examens cette année, ont confié les panélistes.
La rencontre du RIJ a pris fin sur la désignation du thème de la prochaine rencontre mensuelle qui aura lieu le vendredi 25 mai 2011. Le thème retenu est : « La crise alimentaire au Burkina Faso ».

Nazé OUATTARA