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Publié le 8 février 2012

2012 - l’année de plaidoyer au RIJ !

Le bilan d’activités présenté par Valentin Compaoré affiche un tableau de 10 rencontres mensuelles sur 12 mois (le mois d’août et septembre étant exclus) avec 311 participants (es).
L’année 2011 ayant été l’année du renforcement des capacités des journalistes, des sorties de productions (entrant dans le cadre du projet femme) ont été tenues à Fada et Koudougou respectivement en juin et octobre. 57 personnes ont pris part à ces différentes sorties.
Des Fora ont eu lieu dans ces deux villes au compte des régions dont elles sont les chef-lieux sous les thèmes respectifs : « Médias et acteurs locaux : quels rôles dans le développement de la région de l’Est ? » et « Médias et acteurs locaux : quels rôles dans le développement de la région du Centre-Ouest ? ». Ces fora ont été un cadre d’échanges qui a permis aux uns et aux autres (populations locales et hommes de médias) de poser les obstacles à leur épanouissement.
Dans la même logique de renforcement des capacités, on enregistre une formation en journalisme d’investigation à Ziniaré et une autre au profit des formateurs à Ouagadougou.

Le Comité de Pilotage

Un voyage d’études à Cotonou du 21 au 26 août 2011 aurait couronné tous ces efforts. Toutes ces activités, selon Valentin Compaoré, ont eu un impact positif dans la mesure elles ont permis à certains journalistes de comprendre et de dépasser les obstacles qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier.
Le RIJ a organisé également une projection cinématographique le 18 novembre 2011 au CNP/ NZ portant sur le thème : « Médias occidentaux et regards racistes sur l’Afrique ». Un documentaire de la journaliste Ramata Soré. Cette projection a eu le mérite de mobiliser plus de 100 participants. Ces activités ont occasionné la somme de 12 698 574 millions de FCFA au réseau selon le bilan financier 2011 présenté par Sylvestre Ilboudo. Dans la perspective de 2012, le RIJ compte demander auprès de ses partenaires que sont la GIZ et FHS respectivement 4 200 000 FCFA et 12 433 500 FCFA. Au 31 décembre 2011 son budget total était estimé à 904 769 FCFA. Du reste, les participants ont jugé satisfaisant le bilan.

L’année de plaidoyer
Après le renforcement des capacités il faut un champ pour exercer, faire la preuve de son savoir-faire. Cependant, cela demande une certaine autonomie surtout pour le journaliste, donc la liberté pour les journalistes d’exercer leur métier : la liberté de presse et d’expression. C’est dans ce soucis que le RIJ veut faire de l’année 2012, l’année de plaidoyer : « le mot de l’année 2012, le plaidoyer » a indiqué le coordonnateur du réseau,
Fabrice Bazié, présentant le programme d’activités de l’année 2012. Il est alors dans ce programme des plaidoyers auprès des patrons de presse dans la mesure où les journalistes (membres) ont des difficultés à faire publier leurs productions dans leurs organes d’origines, mais surtout une soirée de plaidoyer dans le cadre du projet femme en juin.

Présentation

Les femmes étant celles là qui occupent les rangs subalternes dans les organes de presses ou plutôt subissent les caprices de leurs collègues hommes.
L’année dernière, le réseau a entamé des démarches auprès des patrons de presse mais sans succès. Dans cette optique, Salif Koala préconise une nouvelle démarche. Dans la mesure où le RIJ travaille avec des partenaires qui comprennent bien et épousent ses idées de faire d’eux de véritables interlocuteurs avec les patrons de presse.
« Que les partenaires aient des rapports directs avec les patrons de presse » a-t-il suggéré. Cela a fait naitre chez le coordinateur, l’idée de « constituer un groupe de plaidoyer ». M. Koala recommande également de lever l’amalgame entre le Journalisme et la communication. La plume de beaucoup de journalistes faisant désormais de la communication que d’informer. Une attitude qui, si elle continue, il y aurait un jour où le Burkina se réveillera sans journaliste pour informer les populations.

Les doyens

Pour cela, Ahmed Koné exhorte les membres du RIJ de trouver les moyens d’aller dans les lycées et collèges pour amener les jeunes à s’intéresser au journalisme. Le coordonnateur n’a pas trouvé d’objection à ces recommandations. Loin s’en faut, avec l’aide des autres, il compte les appliquer au regard de leur importance.