L’Assemblée générale du Réseau d’initiatives de journalistes se tiendra le 28 janvier 2017, à partir de 9 heures au Centre national de presse Norbert Zongo

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Publié le 25 novembre 2011

Rapport Projection Cinématographique

De la Cérémonie d’ouverture

Elle a été ponctuée par l’intervention de Fabrice BAZIE, coordonnateur du RIJ et celle de la réalisatrice du film Ramata Soré. Fabrice Bazié a remercié le public pour le déplacement et a présenté le contexte de la projection cinématographique. Il a annoncé le programme de la soirée avant de passer la parole à la réalisatrice du film. Ramata Soré a indiqué que l’heure n’était pas encore aux paroles. Elle a invité les spectateurs à suivre le film et donné rendez vous à la fin de la projection pour les débats.

Le résumé du film

La coupe du monde 2010 en Afrique du Sud
« Médias occidentaux et regards racistes sur l’Afrique »

La façon dont les médias occidentaux et principalement le New York Times aux USA a depuis des siècles négativement dépeint l’Afrique et les Africains.

Depuis plus de 3 siècles, les médias occidentaux présentent l’Afrique comme un continent à la dérive et sans civilisation. Avec un tel point de vue conditionné par les intérêts économiques, l’Afrique a toujours été perçue comme bon à être exploité pour ses ressources naturelles qui alimentent les industries des pays occidentaux. En ce 21e siècle ; cette façon de voir l’Afrique persiste encore quand bien même le continent ait accueilli la coupe du monde de football, le premier évènement sportif de la planète. L’occident longtemps formaté à voir le danger roder partout en Afrique a vu un pays, l’Afrique du Sud qui était loin de la mythologie qu’ils ont tant promue.

Ramata Soré, réalisatrice et membre fondateur du RIJ

Les débats

Le panel a été modéré par Fabrice Bazié et animé par les personnalités suivantes :

- Le Professeur Serge Théophile Balima, Enseignant chercheur, Directeur de l’IPERMIC ;

- Le Professeur Mahamadé Sawadogo, Enseignant chercheur à l’Unité de Formation et de Recherches en sciences humaines et sociales de l’Université de Ouagadougou,

- Le Docteur Abdoul Karim Sango, journaliste ;

- Ramata Soré, journaliste au journal l’Evènement, réalisatrice du film projeté.

Les questions des participants pouvaient se regrouper pour l’essentiel, autour des points suivants :

- le rôle de la presse dans l’émergence de la démocratie ;

- les conditions de travail des journalistes : exposition, précarité, manque de moyens matériels et financiers ;

- la presse comme le reflet de la société ;

- la victimisation de l’Afrique, mythe ou réalité ?

- les stéréotypes.

La participation

La terrasse du Centre de presse Norbert Zongo n’a pas pu contenir le public qui s’est déplacé. Nombreux sont ceux qui sont restés debout par manque de place. Plus d’une centaine de personnes ont donc assisté à la projection du film. Parmi elles, on compte des enseignants chercheurs, des directeurs d’institutions, des patrons de presse, des journalistes, des membres de la société civile, des étudiants, des élèves et des acteurs du secteur informel.

Le Public

Note de fin

La projection du film ainsi que les débats ont duré de 19heures à 21h30. En conclusion, les panélistes ont insisté sur la nécessité de ne pas surestimer le rôle des médias dans l’éclosion de la démocratie. La presse ne serait en définitive que le reflet de la société dans laquelle elle s’inscrit. Les médias ont une partition à jouer certes mais cette contribution ne doit pas être isolée. Il faut que toutes les composantes de la société s’impliquent. Que les politiques, la société civile et les citoyens convergent vers un idéal que la presse va accompagner et contribuer à renforcer au Burkina et en Afrique. Les débats se sont poursuivis autour d’un cocktail.

Pour le RIJ

Zénabou SIMPORE

Secrétaire Administrative