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Publié le 12 mai 2011

Rencontre mensuelle du 29 avril à Ouaga

« On ne peut pas parler de crises sociales sans évoquer d’autres formes de crises ». Cette déclaration vient de Tibila Benjamin ILBOUDO journaliste qui a introduit le sujet de la rencontre mensuelle du Réseau d’Initiatives de Journalistes RIJ. Pour lui, à côté des crises sociales récurrentes comme les manifestations scolaire, estudiantine et syndicale au Burkina Faso, il y a des crises politiques, économiques et financières. Le moins qu’on puisse dire c’est que toutes ces crises ont une connotation sociale au Burkina Faso, voire sociopolitique. En exemple, l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO en 1998 qualifié de crime politique a pris une envergure de crise sociopolitique du fait de la contestation de la société. C’est pour toutes ces raisons que le RIJ s’est penché sur « la gestion des crises sociales au Burkina ». Le journaliste s’est fondé sur quelques exemples tels la mort de l’élève Justin ZONGO à Koudougou et l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO pour analyser la gestion des crises au Burkina Faso. Dans le premier cas, la mauvaise sortie des autorités locales au cours d’une conférence de presse où elles ont annoncé le décès de l’élève des suites de méningite a provoqué une vive protestation des élèves dans plusieurs villes. Pour ces derniers, la mort de leur camarade est due à des sévices corporels qu’il a subis au commissariat. L’affaire pourtant au début banal, une querelle entre Justin ZONGO et sa camarade de classe, aurait pu être résolue au sein de l’établissement. A cette rencontre mensuelle du RIJ trois structures sont invitées à donner leur analyse sur la gestion des crises sociales au Burkina. Il s’agit du Service d’Information du Gouvernement SIG, de la Commission Episcopale Justice et Paix et de l’Association le Tocsin. Le SIG étant la seule structure absente, le modérateur Pauline YAMEOGO a permis aux autres de s’exprimer. Selon Yacouba KABORE, secrétaire à l’organisation du Tocsin, la crise actuelle née du décès de Justin ZONGO et de la mutinerie des militaires ne surprend personne et pouvait être évitée. C’est la conséquence de la négligence du traitement de certains dossiers. Il en veut pour preuve la non application des recommandations du collège des sages suite à l’affaire Norbert ZONGO. De même, on n’avait pas besoin d’attendre cette crise pour supprimer la Taxe de Développement Communale a-t-il ajouté. Pour certains participants, le manque de vérité, de volonté politique et la poursuite des intérêts égoïstes et individuels provoquent les crises au Burkina Faso. Pour d’autres, le manque de leadership accentue les crises, en ce sens que dans la classe politique actuelle personne n’a le courage de dire que : « Nous voulons un retour à une vie constitutionnelle normale ». Quant à la Commission Justice et Paix qui a pour devise « qui veut la paix cultive la justice », elle se fonde sur certains principes cardinaux comme la dignité de la personne humaine, la promotion du bien commun et le principe de subsidiarité pour la gestion des crises. Selon le chargé de projet de la Commission, Gérard ZONGO, ces principes sont tirés de la doctrine sociale de l’Eglise.

TBI