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Publié le 3 mai 2011

Formation-suivi des étudiants : de la communication à l’information journalistique

Au cours de cette formation, intervenant après celle d’octobre 2010 assurée par Soumaïla Rabo et Drissa Traoré, le formateur a centré son intervention sur les points suivants :

-  Rappel sur les principes du journalisme, l’écriture journalistique, les genres journalistiques et le paysage médiatique burkinabè.
-  Exposé et exercices sur les sources d’information, leurs forces et leurs faiblesses
-  Exposé et exercices sur la typologie des médias.

Les travaux de groupes ont porté sur l’interview (en radio), le communiqué de presse (en communication institutionnelle), le plan de communication sociale (en communication sociale pour le développement).

Le formateur, cette fois-ci Soumaïla Rabo, a donc fait le tour des notions de base en journalisme, en communication institutionnelle et en communication sociale au regard des hésitations actuelles des étudiants à faire des choix judicieux de leur future carrière.

Rappel des fondamentaux du journalisme

Le formateur a rappelé les principes du journalisme qui sont entre autres la vérité, la vérification des faits, l’honnêteté, la liberté de conscience, l’indépendance, le respect des intérêts des citoyens. Il a aussi rappelé les genres journalistiques les plus usités par les journalistes burkinabè ainsi que les particularités du paysage médiatique national. Sur ces points, les participants ont établi le débat sur la liberté de la presse au Burkina Faso. En particulier, les échanges ont porté sur les préjugés et les stéréotypes qui collent aujourd’hui aux médias publics.

Sources d’information et typologie des médias

Selon le formateur, « Les sources d’information comme les institutions, les agences de presse, les organisations de la société civile, les témoins, Internet sont autant de sources où le journaliste peut puiser régulièrement les informations destinées au public. Très souvent, ces sources sont disponibles et attendues du public. Cependant, elles peuvent être, parfois et en fonction des circonstances, douteuses en raison des nombreux intérêts divergents qui traversent la société. »

Sur la typologie des médias, formateur et participants ont procédé par un brainstorming pour faire la liste des critères qui caractérisent les médias burkinabè (radio, presse écrite, télévision). Pour la radio, ils ont évoqué des critères juridiques (radio publique et radio privée), économiques (commerciale, communautaire…), thématiques (jeunesse, femme…), géographiques (locale, rurale, nationale, internationale…) ; pour la presse écrite, ce sont des critères de périodicité, de thèmes et d’orientation éditoriale ; pour la télévision, la géographie le statut juridique, la thématique.

A la demande des participants, le formateur a dû insister sur les atouts et les contraintes de chaque type de médias dans des contextes politiques, sociaux, économiques et culturels parfois différents et plus ou moins austères.

Travaux pratiques

Cette session d’évaluation a mis l’accent sur les exercices pratiques et les travaux de groupes. Ainsi, trois groupes constitués ont travaillé sur les exercices suivants :

-  réalisation d’une interview radio sur les revendications de la Coalition contre la vie chère au Burkina Faso en avril 2011
-  rédaction d’un communiqué de presse sur l’octroi de l’asile politique à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à Ouagadougou
-  conception d’un plan de communication sociale pour l’accompagnement des lotissements dans une commune du Burkina Faso.

Sur ces trois productions en groupes, la plénière a fait un certain nombre d’observations :

-  l’interview était d’une longueur acceptable, mais comportait un certain nombre d’insuffisances liées à la présentation de l’interviewé, à la clarté des questions et aux questions de relance.
-  Le communiqué de presse censé annoncer l’octroi de l’asile politique à Laurent Gbagbo au Burkina Faso répondait dans ses grandes lignes aux techniques recommandées au cours de l’exposé ; cependant des insuffisances liées à l’usage de la langue, à des formules de civilité, au choix de certains mots, au rappel de la crise pré et post-électorale en Côte d’Ivoire ont été relevées en plénière.
-  Le plan de communication destiné à soulager la mairie dans ses opérations de lotissements a aussi été analysé en plénière. Les remarques ont porté sur la qualité de la contextualisation des lotissements et les objectifs et le caractère inadapté de certaines actions de communication proposées par le groupe.

Au terme des échanges en plénière, le formateur a demandé aux participants de faire une évaluation orale de la session d’évaluation de cette formation des étudiants. Ces derniers ont alors exprimé leur satisfaction et souhaité que le RIJ prolonge une telle activité à travers d’autres formations. Sans faire la promesse, la secrétaire administratif du RIJ Fidélia Hounnou a expliqué que le RIJ compte rester en contact avec lesdits participants pour les accompagner dans leur formation et leur future carrière professionnelle de communicateurs ou de journalistes. Elle les a invités à participer massivement aux activités du RIJ en particulier aux rencontres mensuelles. Une photo de famille a mis fin à cette deuxième session de formation des étudiants qui a duré une journée. Un autre groupe d’étudiants devrait bénéficier de ce type de formations dans les mois à venir.

Soumaïla Rabo