L’Assemblée générale du Réseau d’initiatives de journalistes se tiendra le 28 janvier 2017, à partir de 9 heures au Centre national de presse Norbert Zongo

Accueil > Activités > Rencontres mensuelles passées > Les journalistes de Kaya solidaires

Publié le 18 novembre 2010

Les journalistes de Kaya solidaires

En effet, les obstacles à la liberté d’expression et de presse peuvent commencer dans les organes de presse, sinon même dans l’esprit des journalistes. C’est pourquoi, le communicateur du jour Emmanuel Sawadogo, correspondant du journal Le Quotidien a centré son exposé sur « patronat et liberté de presse à Kaya » et par extension au Burkina Faso, car les réalités sont presque les mêmes un peu partout dans le pays. Ainsi, les problèmes suivants ont été passés en revue :
-  la jeunesse des journalistes ;
-  le complexe d’infériorité qui habite les jeunes journalistes face à des patrons qui sont leurs aînés d’âge et même dans la profession ;
-  l’absence de contrats de travail dans les relations professionnelles entre patrons et employés ;
-  l’ignorance de certaines règles de la profession ;
-  le faible attachement des journalistes aux intérêts du public.
Après avoir dépeint ce tableau, Emmanuel Sawadogo a fait des propositions : la formation des journalistes, le plaidoyer auprès des patrons de presse, l’éducation des autorités locales et du public aux médias.
Le décor ainsi planté, ses confrères ont ouvert une longue liste de commentaires, de partage d’expériences et d’autres suggestions de nature à améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes, mais surtout à satisfaire cette exigence principielle du journalisme qu’est « la priorisation de l’intérêt du public ».
Si le modérateur Augustin Ouédraogo, correspondant AIB du Sanmatenga a déploré l’absence des patrons de presse à la 2e rencontre mensuelle des journalistes de Kaya, le représentant du RIJ Soumaïla Rabo a minimisé cette insuffisance et salué la forte mobilisation des journalistes.
Ensemble, les quinze journalistes ont souhaité que le RIJ réfléchisse à une stratégie de plaidoyer en direction des patrons de presse et des autorités locales, histoire de placer effectivement les journalistes dans leur rôle social de formation citoyenne des populations et de contrôle indépendant des pouvoirs établis.
Au terme de ces échanges, les participants ont décidé de programmer la prochaine rencontre mensuelle de Kaya à la date du 4 décembre 2010 pour discuter du « rôle des médias dans la promotion de l’éducation de base ».