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Publié le 18 août 2010

2e formation des journalistes de Kaya

En septembre 2009, une équipe de 4 formateurs du Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) étaient à Kaya dans la province du Sanmatenga pour une première formation des journalistes locaux. Cela, suite à un constat fait au cours d’une des sorties de production du réseau dans les radios et la nouvelle télévision de Kaya. Cette première formation avait porté entre autres sur la collecte et le traitement de l’information, l’interview et d’autres genres journalistiques, la conférence de rédaction, le montage numérique, le reportage école. Cette 2e formation a consisté en un rappel des fondamentaux du journalisme suivi d’exercices pratiques de 3 reportages contextualités sur la coupe du monde.

Modeste Bagnomo Nébié, l’un des formateurs, a rappelé quelques principes du journalisme : le respect de la vérité, la vérification des informations, l’équilibre de l’information, la défense de l’intérêt général, l’indépendance du journaliste… Il a insisté sur le postulat que « le journaliste travaille pour les citoyens et pour le public et non pour quelqu’un d’autre ». « Il obéit, a-t-il poursuivi, aux injonctions de sa propre conscience ». Sur cette base, le formateur a expliqué à ses confrères que le journaliste se met à l’abri des pressions politique, économique et sociale.

Dans le cadre toujours des rappels, Modeste Nébié a évoqué l’importance de la conférence de rédaction qui est le petit déjeuner de l’équipe de journalistes dans une rédaction. Il a expliqué que la conférence de rédaction est le lieu des critiques constructives des productions, des propositions de reportages, de répartition des tâches, de définition des grandes lignes de commentaires, de discussions des événements nationaux et divers. Selon le formateur qui a suscité le débat sur l’expérience des rédactions de Kaya, la conférence de rédaction doit se tenir à intervalles réguliers (quotidiennement, hebdomadairement…) pour faire vivre la rédaction et favoriser les débats d’idées.

Le 2e formateur, Soumaïla Rabo a rappelé les bases de la tenue pratique d’une bonne conférence de rédaction : salle et heure adaptées, cahier de notes disponible, rédaction en chef installée, équipe rédactionnelle mobilisée. C’est après cette étape que les participants ont, eux-mêmes, désigné Momini Ouédraogo comme rédacteur en chef et Dieu-donné Ouédraogo comme rédacteur en chef adjoint.
Dès lors, les conditions étaient réunies pour choisir des sujets de reportages et repartir les tâches entre les 10 participants.

Histoire de concrétiser « la philosophie de la radio de proximité » au centre du programme formation du RIJ à Kaya, les discussions entre participants et formateurs ont abouti aux sujets suivants : l’impact de la coupe du monde sur le travail dans l’administration publique à Kaya, les retombées économiques de la coupe du monde à Kaya, l’influence de la coupe du monde sur la prière dans les mosquées et églises de Kaya.
Les participants se sont organisés en 3 groupes pour effectuer des interviews avec qui pourraient être concernées par le sujet.

L’originalité a résidé dans l’utilisation des propres moyens des participants pour se rendre sur le terrain des reportages, avec une modique contribution du RIJ, ce qui tranche avec les habitudes de formation au Burkina Faso où souvent il est difficile de cerner la motivation des participants à cause des perdiems servis.
La première journée a pris fin après le retour de reportage des 3 groupes et le transfert des interviews à l’ordinateur.

La 2e et dernière journée du suivi de la formation des journalistes de Kaya était consacrée à la rédaction es textes et au montage de 3 enrobés sur les différents sujets : 2 enrobés en français et un en langue nationale mooré, l’objectif étant de mettre tous les journalistes au même niveau de connaissances et de pratique journalisme quelle que soit la langue de travail.

Dans la rédaction des textes comme dans le montage, les formateurs ont dû intervenir, car les différents participants n’ont pas encore les réflexes de la pression rédactionnelle. Ils l’ont reconnu en exposant les problèmes matériels, d’effectif, d’opportunités vécus dans les rédactions des organes de presse de Kaya.