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Publié le 12 avril 2010

La TDC discutée entre syndicalistes et maires

Les organisations syndicales alors opposées à cette mesure ont tout de suite rejeté le passage en force des maires et du gouvernement et lancé un appel à la marche très suivi dans plusieurs villes le 24 février 2010. L’initiative du RIJ de réunir les acteurs de ce ping-pong autour d’une même table le vendredi 26 mars 2010 sonnait donc comme une médiation.

Du côté de l’AMBF, il y avait le 2e vice-président Marin Casimir Ilboudo et le secrétaire général Saïdou Zagré. Les syndicats se sont faits représenter par Norbert Ouangré, François Ouédraogo et Daouda Kirakoya, tous de le Confédération générale du travail du Burkina (CGTB).

Tour à tour, les représentants des communes ont expliqué que la décentralisation a un contenu qui implique la participation des citoyens à l’administration de leur environnement, donc à des sacrifices pour atteindre le niveau de développement souhaité par chacun et par tous. Aussi, ont-ils rassuré les journalistes que les maires à l’unanimité ont soutenu le dossier de réintroduction des plaques et vignettes transmis au gouvernement et voté à l’Assemblée nationale en fin 2008. vingt six minutes étaient passées quand l’AMBF a fini son développement.

La réponse des syndicats ne s’est pas faite attendre. Ils évoquent deux préoccupations : le luxe insultant dans lequel baignent les dignitaires de la République et la dilapidation des ressources publiques sous forme de cinquantenaire et autres djandjobas d’une part, les erreurs du gouvernement dans ses réponses au cours des négociations syndicats-gouvernement de fin 2009 d’autre part. François Ouédraogo va jusqu’à s’étonner du manque d’inventivité de « nos maires » qui auraient dû trouver mieux pour développer les communes que de rabâcher des plats réchauffés selon lui.

Bref, à l’issue des nombreuses questions des journalistes, les deux parties ont exprimé leur volonté de travailler au développement du Burkina Faso dans le respect des opinions des uns et des autres et surtout sans animosité. Les maires ont dit comprendre la préoccupation des citoyens sur la nécessaire transparence dans la gestion des communes. Pour leur part, les trois syndicalistes ont invité les maires à prospecter d’autres sources de recettes plus porteuses de ressources d’investissement que la TDC querellée : des taxes sur les loyers par exemple…