L’Assemblée générale du Réseau d’initiatives de journalistes se tiendra le 28 janvier 2017, à partir de 9 heures au Centre national de presse Norbert Zongo

Accueil > Activités > Rencontres mensuelles passées > Les débats se focalisent sur l’avortement et la pilule du lendemain

Publié le 7 avril 2010

Les débats se focalisent sur l’avortement et la pilule du lendemain

Le coordonnateur national du Réseau africain jeunesse, santé et développement (RAJS/BF) a rappelé que les avortements clandestins sont monnaie courante dans le pays, avec leur lot de séquelles, d’infections, de stérilité et même de morts sur le carreau. D’ailleurs, les Burkinabè se rappellent fraîchement l’interpellation d’un « médecin avorteur artisanal » très sollicité pour ses basses besognes au secteur 30 de Ouagadougou, relayée par la presse il y a quelques mois. Selon Bagnomboé Bakiono, si cette situation rappelle aux associations l’ampleur de leur travail de sensibilisation à faire, elle commande aussi la réflexion sur la législation en matière d’avortement dans le pays. Entre interdire et autoriser, il y a beaucoup de débats à mener pour tirer les conséquences de l’évolution actuelle de notre société et de l’état des lieux en matière d’avortement et de comportements sexuels des jeunes.

Quand bien même il existe des centres d’écoute pour jeunes au niveau de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF), selon un rappel fait par le deuxième panéliste Touwindenda Zongo chargé d’IEC à l’ABBEF, les problèmes des adolescents et jeunes en matière de santé de la reproduction restent presqu’entiers. Par exemple, l’invite à l’utilisation de la pilule du lendemain en cas de relations sexuelles non protégées divise au sein de la société burkinabè. Les personnes qui s’y opposent craignent que les jeunes en abusent. Mais un des défenseurs de la pilule du lendemain, Bagnomboé Bakiono, conseille d’élargir la gamme des possibilités de protection offertes aux jeunes dans un monde où les médias donnent accès aux bonnes et mauvaises connaissances sur la sexualité.

Une chose est sûre et la rencontre mensuelle l’a relevé, les jeunes ont besoin de bonnes informations sur la sexualité et d’encadrement suivi des parents, des éducateurs scolaires et des associations soucieuses d’une bonne santé de la reproduction au Burkina Faso comme le RAJS et l’ABBEF.