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Publié le 29 septembre 2009

Les journalistes se penchent sur la gestion du ‘’1er septembre 2009’’

Les inondations du 1er septembre, on en reparlera encore et toujours au Burkina Faso. Les journalistes membres du Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ) et ceux des différents organes ont mené chacun dans son organe, des initiatives pour relayer les informations au jour le jour. C’est pour rester dans la même dynamique que le réseau a organisé ce panel avec les personnes ressources de gestion de la catastrophe. Au delà des informations, ce panel avait également pour but de permettre à ces hommes de médias de faire une sorte de bilan de l’action de la presse qui a accompagné les efforts des Burkinabé dans l’élan national de solidarité.

Faisant le bilan général des contributions à la date de vendredi 25 septembre, le vice-président de la commission ad hoc chargée de la collecte des fonds, Job Ouédraogo s’est dit satisfait du niveau de collaboration entre la presse et sa commission. Cela a permis, poursuit-il, de donner de la visibilité aux actions des différents acteurs et de maintenir l’engouement autour de l’appel à la solidarité lancé par le chef de l’Etat depuis les premiers moments de la catastrophe. « On ne pensait pas à une telle adhésion de la part du public et cela rend fiers les initiateurs », s’est réjoui M. Ouédraogo. Le point des contributions est fait au jour le jour et les fonds sont reversés au trésor public. Selon le vice-président, la commission enregistre, depuis un moment, une arrivée ‘’considérable’’ des contributions des Burkinabé de l’extérieur.

Les différents dons sont gérés au prorata du nombre de sinistrés dans chaque arrondissement et sur chaque site. Une organisation est mise en place pour une gestion efficace et transparente de ces différentes contributions. De la mairie centrale où se trouve le comité central de distribution, les besoins sont acheminés vers les comités d’arrondissement qui, à leur tour, les convoient sur les sites auprès des responsables. « Il y a une interaction entre ces trois structures », explique la directrice du développement rural de la commune de Ouagadougou, Marie Paule Compaoré. Les interventions des journalistes ont consisté essentiellement en des suggestions et en des questions relatives à la gestion des cas de fraude, aux difficultés d’accès aux sources d’informations, à la délocalisation des sites, au manque de moustiquaires sur certains sites et aux différentes mesures d’accompagnement des sinistrés une fois la stabilisation opérée.

Tous ces différents aspects soulevés par les journalistes du RIJ ont soient trouvé réponse soient ont été prises en compte par les personnes ressources invitées à ce panel, aux fins d’améliorer la gestion. « Soyez nos conseillers dans cette lourde tâche… », a lancé le vice-président de la commission ad hoc aux journalistes avant de réitérer sa gratitude à l’ensemble de la presse nationale pour les efforts multiples déployés pour accompagner ces initiatives de solidarité envers les sinistrés. Pour minimiser certaines situations désagréables, indique Mme Compaoré, la composition des structures intervenant dans la gestion de cette crise inclue toutes les sensibilisés, question de jouer la carte d’une gestion efficace et transparente. Aussi, certaines failles constatées seraient le fait des sinistrés eux-mêmes ou de personnes de mauvaise foi voulant bénéficier des dons octroyés aux sinistrés. Tout ceci ne rend pas la tâche facile aux différents acteurs sur le terrain, a-t-elle ajouté. D’où le sens de son appel à la responsabilité de tout un chacun, à quelqu’endroit qu’il se trouve.

Pour ce qui est de l’insuffisance des moustiquaires sur certains sites, Mme Compaoré indique que cette situation trouve sa justification dans le non respect de ces sites des normes imposées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour leur fixation. Néanmoins, rassure-t-elle, les sites ont été pulvérisés pour pallier à cette absence de moustiquaires. Mais les installations des nouveaux sites ont pris en compte cet aspect, a expliqué la directrice du développement rural de la commune de Ouagadougou. Pour les mesures d’accompagnement, les personnes ressources invitées ont indiqué qu’un second recensement sera fait avec la délocalisation des sites, ce qui permettra d’avoir un nombre exact des sinistrés et ceux ayant perdu leur concession.

Mais cela demande un travail minutieux qui nécessitera la mise en place de commissions de réflexion sur la reconstruction, les mesures d’accompagnement des sinistrés pour leur réinstallation et bien d’autres aspects liés à leur retour chez eux. Selon elles, tous les aspects sont pris en compte dans la gestion de la situation. Du volet santé aux mesures post stabilisation, en passant par le volet de la scolarisation des enfants des sinistrés, rien ne sera négligé par le gouvernement. Une fois paré au plus pressé, des études seront faites dans les différents domaines et les besoins qui seront identifiés pourront trouver satisfaction grâce à l’appui du gouvernement et de ses partenaires. Etant entendu que chaque partenaire est susceptible d’accompagner le gouvernement dans son domaine d’intervention.

Cette initiative du RIJ revêt une importance qu’il faut reconnaître à sa juste valeur, s’est réjouie madame Compaoré à la fin des échanges avec les journalistes. Car, ces genres de rencontres, selon la directrice, permet non seulement de donner des informations à la presse mais aussi de recevoir des suggestions de leur part pour corriger les failles qu’on pourrait constater à certains niveaux.

Article de l’Agence d’Information du Burkina : cliquez ici