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Publié le 5 août 2009

Rencontre mensuelle : Le journalisme culturel

D’entrée de jeu, Cyr Payim OUEDRAOGO a situé la place du journalisme culturel dans le paysage médiatique burkinabè. Pour lui, le journalisme culturel est lié à l’évolution des médias et il y a toujours eu des rubriques consacrées à la culture dans la presse écrite et audiovisuelle au Burkina Faso. Seulement il déplore que les auteurs de ces rubriques ne soient pas toujours des spécialistes. Cyr Payim Ouédraogo a également rappelé l’existence de plusieurs associations de journalistes culturels au Burkina Faso. Parmi ces associations on peut citer l’Union des Journalistes et Communicateurs Culturels du Burkina UJCB, l’Association des Journalistes et Communicateurs Culturels J2C et l’Association des Critiques au niveau du Cinéma. Malgré tout, il reconnaît que les conditions de travail des journalistes culturels ne sont pas du tout enviables.

Le second panéliste pense que le journaliste culturel est d’abord un journaliste. Pour Yaya Boudani de radio pulsar, l’information culturelle est très pauvre dans la plupart des radios commerciales au Burkina Faso. La culture à la radio se résume à la musique (75% des programmes). En plus, il note que la musique étrangère prend le dessus sur la musique nationale compte tenu du choix et du goût des auditeurs. En voulant aussi faire la promotion des artistes par la musique, Yaya Boudani précise que cela occasionne des dépenses pour les radios. Elles doivent verser des droits d’auteurs au Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs B.B.D.A.

Débats

Les débats se sont focalisés sur la constante présence de la musique dans les productions des journalistes par rapport aux autres arts. Un autre sujet a aussi alimenté le débat. Il s’agit de la faiblesse de la vente des magazines culturels burkinabè par rapport à ceux de la Côte d’Ivoire qui sont présents au Burkina Faso et qui s’achètent comme des petits pains. Selon Cyr Payim Ouédraogo, la diffusion des arts vivants est difficile parce qu’elle nécessite plusieurs séances de créations. La musique reste le domaine de prédilection des acteurs culturels parce qu’elle implique toute une chaîne (producteurs, distributeurs, etc.) et crée de l’économie. Quant à la faiblesse des ventes des journaux burkinabè, il la justifie par un manque de culture de lecture au Burkina. Yaya Boudani lui, pense que les magazines ivoiriens s’achètent parce que c’est la presse people et les gens aiment le sensationnel.

Certains participants pensent que les journalistes doivent travailler à comprendre les autres arts (théâtre, cinéma, dessin, etc.) de sorte à créer l’équilibre avec la musique. D’autres ont déploré l’amalgame au niveau de certaines radios qui considèrent les plages musicales ponctuées de dédicaces comme du journalisme culturel. Pour eux, le travail de Disc jockey ne devrait pas se confondre à celui du journaliste. La plupart des intervenants ont critiqué le manque de créativité artistique des magazines culturels burkinabè. De manière générale, la nécessité aux journalistes culturels de se former, de se cultiver et de définir clairement le concept même de journalisme culturel a été soulignée au cours du panel. Le panel a pris fin autour de 21h sur des propositions de thèmes pour la prochaine rencontre mensuelle. Le thème retenu est relatif au débat sur l’article 37…